Post date: 8 juil. 2013 09:00:02
Voilà, après mes galères (genou et cheville), je ne pouvais plus suivre le programme d'entraînement...et puis je n'avais plus trop envie non plus. Ce n'est pas sans préparation, ni les mains dans les poches que je m’élançai dans les cimes majestueuses entourant Chamonix...mais pas au top non plus.
On avait bien fait une ou deux sorties de 23-25km, en cherchant du dénivelé. Mais bon. Ça ne suffit pas pour battre Killian. Et pourtant...
Les sorties préparatoires m'ont quand même mis en confiance. Je rejoignais les Allures Libres de Gaume, en parcourant une ou deux fois les tracés avant de faire les cinq kilomètres. Donc à Bleid, ce fût 2*10km + 1*5km, avec un total de 500m D+. Et puis mort le reste de la journée. Voilà pour la préparation.
A Chamonix
Arrivée le mercredi soir avec Alain...souper...Gamay...
Jeudi: Marche dans les montagnes: 12km - la deuxième partie du Cross du Mont Blanc
Vendredi: Monter jusqu'à l’Aiguille du Midi (avec le télécabine) puis du Plan de l'Aiguille jusqu'à la Mer de Glaces à pied. Puis petit train jusqu'à Chamonix. Merci à Isabelle pour ses bons petits plats pour le midi. Un chouette moment.
Samedi matin: direction Chamonix...il fait froid. Nous sommes le 29 juin. Il fait froid.: 7 degré Celsius. Il pleut.
Il pleut et il va pleuvoir jusqu'à la fin...et encore après. Le lendemain il fera bon pour le marathon. Mais maintenant il pleut.
On part trop vite (évidemment) et après 4km je suis déjà à 175 bpm...trop vite... J'ai une sale tête. J'essaye de ne pas trop "cassé" la course. Je suis surpris de la difficulté de la première partie. Je ne m'attendais pas aux deux grosses côtes.
Une fois sur la deuxième partie, ça va mieux. C'est du single track. Pas vraiment possible de doubler. Les gens qui sont là courent à la même allure. Je suis le petit train. Je marche quand ils marchent. Je relance quand ils relancent.
Au pied de la Flégère (on monte un piste de ski) c'est dur. On aurait pu dépasser...mais non. Re single track jusqu'au pied de Planpraz (l'arrivée). Là aussi, la largueur du terrain permet de dépasser...mais non.
Les 15 derniers mètres sont plats...On peut sprinter. Alors on sprinte...mais on doit pas aller très vite quand même.
Gros choc émotionnel à l'arrivée. Aucune idée pourquoi. Pas possible de contrôler; alors je laisse couler.
Un grand merci à Alain.